Geronimi, président de Bastia: "Nous devions frapper fort"

Le président bastiais Pierre-Marie Geronimi, le 16 avril 2017 avant le match chaotique face à Lyon à Armand-Cesari

Bastia (AFP) - "Nous devions frapper fort", a déclaré mardi à l'AFP le président du SC Bastia Pierre-Marie Geronimi, pour présenter les mesures prises par son club contre certains de ses supporters qui avaient agressé dimanche des joueurs lyonnais, car "une limite a été franchie".

Q: Quelle est votre réaction aux débordements de dimanche?

R: "On est forcément abattus car lorsqu'on aime le football et qu'on est président de club, on ne vit pas pour voir de tels débordements. Une limite a été franchie et nous nous devions de frapper fort et de condamner fermement ces incidents. Nous l'avons d'autant plus fait que nous-mêmes avons été victimes d'une agression similaire, il y a trois ans à Nice. A l'époque plusieurs centaines de supporters et des stadiers niçois avaient envahi le terrain et frappé nos joueurs à l'issue de la rencontre. Des faits qui n'ont connu, à l'heure actuelle, aucun épilogue judiciaire et qui avaient uniquement valu à Nice une fermeture d'une partie de sa tribune pour deux rencontres. Cela ne veut pas dire que nous nous cherchons des excuses ou que nous voulons minimiser les faits de dimanche. Simplement, il ne faut pas avoir la mémoire sélective et arrêter de dire dans la presse que ces faits sont "inédits dans le Championnat de France". Nous sommes conscients de ce qu'il s'est passé dans notre stade dimanche et nous avons donc fait le choix de prendre des sanctions à la hauteur de ces actes."

Q: Ce sont des décisions inédites pour votre club?

R: "Nous avons voulu marquer une rupture avec une minorité de nos supporters qui porte atteinte aux valeurs et à l'image du club. En prononçant des interdictions de stade très fortes, nous voulons travailler sur le long terme pour permettre à l'ensemble de notre public et de nos supporters de ne plus être pénalisés. Ces débordements sont le fait de quelques dizaines de personnes qui ne représentent pas la majorité du stade Armand-Cesari."

Q: Comment appréhendez-vous le rendez-vous de jeudi devant la commission de discipline ?

R: "On est forcément inquiets, surtout quand on voit le lynchage médiatique dont nous sommes victimes. Mais nous allons défendre notre club. Nous ne pouvons pas imaginer que l'avenir du SC Bastia soit en péril par la faute d'une minorité. On ne peut pas faire payer à tout un groupe sportif, à des salariés et à toute une île, le comportement de quelques personnes."

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages