Gernelle – Entre Google et la liberté de la presse, il faut choisir

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Google a écopé d’une amende record de 500 millions d’euros.
Google a écopé d’une amende record de 500 millions d’euros.

Le ton est celui d?une autorité juridique, posé et précis. Mais le constat est implacable. Dans un document de 132 pages, l?Autorité de la concurrence détaille les méthodes de Google pour continuer de s?enrichir aux dépens de la presse. La lecture de ce texte est édifiante. L?Autorité relève « l?exceptionnelle gravité » des manquements de Google à ses obligations. Force est de constater que ce dernier ne recule devant rien. Explications.

En indexant les articles de journaux, Google conforte son statut de porte d?accès numérique incontournable, ce qui est le fondement de son vrai métier : les data. Son quasi-monopole lui permet de qualifier les « profils » des internautes de manière incomparable, et ainsi d?écraser le marché de la publicité, notamment sur les téléphones mobiles que nous utilisons tous les jours.

En résumé : les journaux payent les journalistes, les Gafa en tirent les bénéfices. Tant pis pour le journalisme de qualité (qui coûte cher, et la publicité contribue à ses ressources), le pluralisme, et donc pour la démocratie. En réponse, l?Union européenne (qui a été ici d?une précieuse lucidité) a adopté, en 2019, grâce notamment au combat de Jean-Marie Cavada, une directive sur les droits d?auteur instituant le principe d?un « droit voisin », soit une rémunération des éditeurs par les grandes plateformes. La France, sous l?impulsion, entre autres, du sénateur David Assouline, a transposé la première cette directive en droit français. Mais qui ima [...] Lire la suite

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