George Soros, l’épouvantail des démocratures

Libération.fr

Le financier américain d’origine hongroise est dans le collimateur des Etats autoritaires, notamment la Hongrie d’Orbán, pour son militantisme en faveur de sociétés ouvertes.

C’est devenu la bête noire de Viktor Orbán. Le Premier ministre hongrois a multiplié les attaques contre le milliardaire américain d’origine hongroise George Soros. Le 4 avril, le Parlement a promulgué une loi qui prévoit que les universités non-européennes ne puissent accorder de diplômes hongrois sans passer par un accord avec le gouvernement. Elles devront prouver qu’elles ont une activité sur leur territoire d’origine. Une législation qui vise directement l’Université d’Europe centrale (CEU), fondée en 1991 par Soros et située à Budapest.

Trois jours plus tard, le Fidesz, le parti d’Orbán, a déposé un projet de loi, qui obligerait cette fois-ci les ONG à déclarer leurs financements étrangers de plus de 23 000 euros par an. Les noms des donateurs seront listés sur un site public. Une loi qui n’est pas sans rappeler celle des «agents étrangers» adoptée en Russie en 2012 ou celle de Pékin réglementant les «activités des organisations non gouvernementales étrangères» entrée en vigueur le 1er janvier. Là encore, l’Open Society Foundation (OSF), créée par Soros et disposant d’un budget cette année de 940,7 millions de dollars (884 millions d’euros), figurerait en tête de cette liste noire. En 2016, elle a distribué, à elle seule, 3,6 millions de dollars aux ONG hongroises.

«Sorosoïde». Orbán ne cache plus son aversion pour le philanthrope de 86 ans. En février, il dénonçait «l’empire transfrontalier de George Soros, avec sa fortune colossale et son artillerie lourde internationale» et accusait ses organisations de «travailler infatigablement à transporter les migrants en Europe par centaines de milliers».

Alors qui est George Soros ? «L’architecte du chaos», titre Sputnik en 2015, «le psychopathe des psychopathes», renchérit Russia Today en 2016. S’il s’est attiré les foudres des sites prorusses, ce (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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