General Electric : une plainte des syndicats pour alerter sur le mal-être des salariés

Bérangère Lepetit, envoyée spéciale à Belfort (Territoire de Belfort)
Le site de General Electric à Belfort, qui avait été racheté en partie à Alstom en 2015, est à l’aube d’un important plan social

L’intersyndicale du géant américain de l’énergie dépose une plainte contre la direction sur l’état psychologique des 4000 salariés de Belfort, tandis qu’une restructuration d’ampleur est annoncée depuis des mois.


« On pensait avoir du nouveau en avril, puis en mai. Puis rien. Alors on attend. On ne fait plus que ça, attendre. On a arrêté de se projeter », soupire Sandrine*. La quadragénaire, mère de famille, travaille au service des achats chez General Electric (GE) depuis 1991. Devant les portes de son entreprise, sous le lourd soleil de mai, elle confie sa résignation devant ce qui devrait être la restructuration la plus importante qu’a connue un site industriel en France depuis l’élection d’Emmanuel Macron.

Ce vendredi, une plainte contre la direction va être déposée par l’intersyndicale (CFE-CGC-Sud-CGT) au tribunal de grande instance de Belfort pour entrave au fonctionnement du CSE (NDLR : le Comité social et économique, l’instance qui remplace le CHSCT depuis la loi travail) face au risque croissant de risques psychosociaux dans l’entreprise. « Les principales causes de mal-être au travail sont la charge de travail et la pression importante […] sans oublier la désorganisation complète et le sentiment d’aller droit dans le mur », ont alerté les médecins du travail dans un courrier que nous avons pu consulter.

Voilà trois mois que la direction du géant américain de l’énergie a annoncé vouloir se séparer d’une partie des salariés de ce site, véritable petite ville dans la ville aux portes de Belfort. Selon les rumeurs qui circulent dans les couloirs depuis des semaines, on évoque entre 800 et 1000 emplois supprimés dans l’entité « turbine à gaz » qui emploie 1900 personnes sur le site. Cette semaine, tous les yeux sont rivés sur l’échéance des élections européennes, dimanche. C’est après cette date que les annonces devraient avoir lieu, soit d’ici quelques jours.

1000 emplois promis, mais jamais créés

Ici, sur près de 1000 ha, se succèdent des dizaines d’entrepôts de (...)

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