Gendarmes tués dans le Puy-de-Dôme : "Le survivalisme ne fait pas tirer dans la foule"

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L’homme qui a tué trois gendarmes dans le Puy-de-Dôme le 23 décembre serait un « survivaliste ». Le sociologue Bertrand Vidal revient sur ce mouvement et présente ses différentes familles.

Le procureur de la République de Clermont-Ferrand a décrit le responsable de la mort de trois gendarmes dans le Puy-de-Dôme dans la nuit du 22 au 23 décembre comme un « survivaliste, catholique extrême, persuadé que la fin du monde était imminente ». Le sociologue Bertrand Vidal, auteur du livre « Survivalisme, êtes-vous prêts pour la fin du monde » paru en 2018 aux éditions Arkhé, décrypte ce phénomène pluriel pour Marianne.Marianne : Plusieurs meurtres commis par une personne présentée comme survivaliste, est-ce inédit ?Bertrand Vidal : En France, c’est effectivement la première fois, mais il y a déjà eu des évènements similaires, aux États-Unis par exemple. Pour le terroriste de Christchurch on a évoqué le survivalisme mais sa motivation pour attaquer une mosquée était davantage ce qu’il percevait comme l’effondrement de la civilisation occidentale.On a évoqué le survivalisme dans l'éventail idéologique du terroriste de Christchurch - responsable de l'attentat contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande a fait 51 morts en mars 2019, ndlr. Mais en attaquant, plutôt que la fin du monde, il entendait s'en prendre davantage à ce qu’il percevait comme l’effondrement de la civilisation occidentale.Le mouvement survivaliste n'est certes pas exempt de dérives : il y a quelques mois, par...

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