Gendarmes tués à Saint-Just : le profil "extrêmement inquiétant" du conjoint violent

·1 min de lecture

Trois gendarmes ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi dans un hameau proche du village de Saint-Just, 157 habitants : le lieutenant Cyrille Morel, 45 ans, marié et père de deux enfants, l'adjudant Rémi Dupuis, 37 ans et père de deux enfants, et le brigadier Arno Mavel, 21 ans. Un quatrième, l'adjudant-chef Bertrand Boyon, 50 ans, a été blessé. Selon le procureur, il est revenu à la brigade d'Ambert où il officiait en sortant de l'hôpital. Les militaires, une vingtaine cette nuit-là, intervenaient pour sauver Sandrine, victime de violences conjugales de la part de son nouveau compagnon Frédérik Limol, 48 ans. 

Sur place, ils ont découvert "une véritable scène de guerre", a qualifié le procureur : la victime est réfugiée sur le toit, et c'est lorsqu'ils la mettent à l'abri que les trois gendarmes sont tués et un quatrième grièvement blessé, par le conjoint violent qui a mis le feu au logement avant de fuir au volant d'un 4X4. Il a été retrouvé mort mercredi matin à un peu plus d'un kilomètre du lieu du drame, sur-armé : un revolver à la main, des couteaux à la ceinture et un fusil d'assaut équipé d'un silencieux près de lui. D'après les premiers éléments issus de l'autopsie, il s'agit d'un suicide. Le médecin légiste a constaté, a précisé Eric Maillaud, "une perforation du tympan droit au gauche", ce qui laisse à penser qu'il aurait retourné son Glock contre lui, étant droitier.

Sa femme a été hospitalisée

Le profit du tireur est, selon les mots du procureur, "extrêmeme...


Lire la suite sur LeJDD