Des gendarmes italiens déguisés en prêtres pour arrêter des escrocs

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Le Pape célébrant la messe de Pâques dans une  basilique Saint-Pierre aux bancs clairsemés en raison de la pandémie, le 4 avril 2021. Photo distribuée par les médias du Vatican (photo d'illustration) - Handout © 2019 AFP
Le Pape célébrant la messe de Pâques dans une basilique Saint-Pierre aux bancs clairsemés en raison de la pandémie, le 4 avril 2021. Photo distribuée par les médias du Vatican (photo d'illustration) - Handout © 2019 AFP

Des gendarmes italiens sont allés jusqu'à se déguiser en prêtres pour arrêter des escrocs, faux intermédiaires du Vatican qui proposaient des prêts ou rachats de biens à des entrepreneurs en difficulté, ont révélé jeudi les enquêteurs. C'est la compagnie des Carabinieri du centre de Rome qui a enquêté et arrêté jeudi les cinq principaux protagonistes présumés de cette fraude rocambolesque.

Les escrocs repéraient via les annonces publiques des entrepreneurs en détresse financière du nord de l'Italie et leur donnaient rendez-vous dans des églises, aux alentours du Vatican ou encore à l'Université pontificale grégorienne à Rome, a expliqué à l'AFP le major Fabio Valletta.

Déguisés en prêtres, se présentant comme des intermédiaires du Vatican ou d'une société financière luxembourgeoise fictive, les malfrats tentaient d'inspirer confiance à leurs proies crédules souvent propriétaires d'hôtels ou de terrains, en leur proposant des prêts avantageux sans aucune prise de garantie patrimoniale. Ils disparaissaient ensuite dans la nature lors de la conclusion finale d'un accord dans une église.

Une escroquerie à hauteur de 95.000 euros

La basilique Sainte-Marie-des-Anges construite à Rome sur les ruines d'anciens thermes romains et conçue par Michel-Ange à la Renaissance a ainsi ajouté un nouveau chapitre à sa longue histoire. C'est là que des policiers vêtus de cols de prêtres ont arrêté en 2018 deux escrocs de la bande. Ils venaient d'empocher 15.000 euros en faisant miroiter un prêt d'un demi-million. Plantant leur victime dans la basilique, ils avaient été cueillis à l'une des sorties par les enquêteurs qui avaient assisté à toute la scène. L'enquête avait démarré après les plaintes de deux personnes en 2017, escroquées à hauteur de 20.000 et 75.000 euros.

Article original publié sur BFMTV.com

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