A Genève, les pourparlers sur la Syrie n'avancent guère

L'opposition syrienne a accusé vendredi le "régime terroriste" de Bachar al Assad de refuser de débattre de la transition politique aux négociations intersyriennes qui ont repris depuis huit jours à Genève, sous l'égide de l'Onu. /Photo prise le 30 mars 2017/REUTERS/Xu Jinquan

GENEVE (Reuters) - L'opposition syrienne a accusé vendredi le "régime terroriste" de Bachar al Assad de refuser de débattre de la transition politique aux négociations sur l'avenir de la Syrie qui se tenaient depuis huit jours à Genève, sous l'égide de l'Onu.

"Ils n'ont que des mots creux à propos de lutte contre le terrorisme, alors qu'ils ont attiré le terrorisme dans la région, qu'ils utilisent tous les types d'armes, qu'ils assiègent le peuple et utilisent des armes chimiques contre lui", a déclaré à la presse le chef de la délégation de l'opposition, Nasser al Hariri.

L'opposant a rencontré vendredi l'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura, lequel s'est entretenu séparément avec la délégation gouvernementale.

A l'issue de cette nouvelle session de pourparlers, le diplomate s'est félicité du fait que des questions de fond aient pu être abordées même si les progrès de son propre aveu sont minces.

"Je ne peux nier que de sérieux défis persistent et je ne vois pas cela déboucher dans l'immédiat sur un accord de paix", a-t-il dit.

Le chef de la délégation gouvernementale, Bachar al Dja'afari, a expliqué qu'il ne souhaitait discuter qu'avec des "patriotes". Il a qualifié les membres de la délégation de l'opposition "d'adolescents" qui avaient la naïveté de croire qu'on allait leur livrer le pays clés en mains.

"Ce ne sont que des mercenaires commandés par leurs maîtres (...) et il semble qu'ils n'ont reçu comme instructions que de continuer à soutenir le terrorisme et à semer le désordre dans ces pourparlers", a-t-il ajouté.

Damas avait réussi à faire mettre la lutte contre le terrorisme à l'ordre du jour des discussions lors d'une précédente séance de négociations fin février-début mars. Ces "mesures contre le terrorisme" s'ajoutent aux trois piliers du processus de transition politique définis par la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies de décembre 2015 (gouvernance, changement constitutionnel, élections).

(Tom Miles et Stephanie Nebehay, Jean-Stéphane Brosse et Gilles Trequesser pour le service français)

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages