Le gel, nouvelle catastrophe pour la viticulture

Par Jacques Dupont
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Protection contre le gel par aspersion dans les vignes du château d’Eyran en appellation pessac-léognan.
Protection contre le gel par aspersion dans les vignes du château d’Eyran en appellation pessac-léognan.

Une brume épaisse enveloppait toute la ville de Bordeaux ce jeudi 8 avril au matin. Une brume étrange qui mêlait le brouillard en provenance de la Garonne et les fumées déclenchées par les feux de paille allumés par les viticulteurs de toutes les appellations proches de la ville, dégageant une persistante odeur de brûlé. Les températures relevées du côté de l'appellation pessac-léognan dépassaient de beaucoup ce que les bourgeons et les premières feuilles de la vigne peuvent supporter : - 6,5 °C.

Si le Nord-Médoc semblait hier intact, le Sud bordelais a beaucoup souffert, les graves, le sauternais, etc. « C'est un peu une catastrophe, il n'y a pas de zones épargnées, il faut voir comment la nature va réagir, voir aussi l'impact d'autres épisodes de gel », a déclaré Mayeul L'Huillier, directeur du syndicat des vins de Graves. Pour la seconde nuit, le vignoble français a subi un gel de printemps très violent. Pour le moment, les vignerons et leurs représentants visitent les vignes et tentent d'établir un premier bilan.

« Un désastre en Bourgogne »

Dans la Loire, la Touraine semble le c?ur de cible, l'orléanais, cheverny, valençay, etc. En Centre Loire, du côté des appellations sancerre, pouilly, etc., là aussi, on se montre prudent après deux nuits consécutives de gel : « On n'a pas trop de retours pour le moment et, en fonction des parcelles et des terroirs, c'est variable, mais on pense qu'il y a eu des dégâts importants, effectivement », nous dit Roselyne Éd [...] Lire la suite