Gel : la détresse des arboriculteurs et des viticulteurs

En une nuit, André Cellier, arboriculteur installé à quelques kilomètres de Chambord (Loir-et-Cher), a presque tout perdu à cause du gel. Sur ses six hectares de pommiers, "il n’y a plus rien à faire", déplore-t-il. La récolte s’annonce très maigre. “-"Je pense qu’on est à 90% de pertes, c’est un travail qui est fait tout au long de l’année et qui est en train de partir en fumée, qui ne nous donnera aucun revenu". Le gouvernement a décidé de venir en aide à la profession en déployant le régime de calamité agricole. Des indemnités vitales pour cette exploitation. Des pertes qui s’annoncent historiques "On se pose des questions, est-ce qu’on doit continuer ? À force, c’est usant quand on n'arrive pas à se ramener un revenu décent", témoigne l’arboriculteur. Mais son voisin viticulteur, lui aussi touché par le gel, n’aura pas le droit à ces aides. Pour protéger ses vignes, Cyrille Sevin avait investi dans des éoliennes anti-gel, facturées 45 000 euros l’unité : en vain, face à ces températures extrêmes. "La masse d’air était froide, que ça soit en hauteur ou au sol, ce n’était pas une gelée habituelle, où c’est vraiment le sol qui se refroidi", explique-t-il. Il dispose d’une assurance, mais seulement 30% des vignerons sont assurés. Le gouvernement cherche un moyen d’aider les 70% restants à surmonter des pertes qui s’annoncent historiques.