"Gazelle", "Tigre", "Mirage" : aux commandes des avions et hélicos, les anges gardiens de l'opération Barkhane

A bord d'un hélicoptère Caïman, escorté par un hélicoptère léger Gazelle.

Sur le tarmac, on pourrait cuire n'importe quoi, pas la peine d'un réchaud. Et midi, c'est l'heure idéale. A côté d'un des énormes hangars de la base aérienne de Gao, le lieutenant Clément fait visiter son hélicoptère d'attaque « Tigre ». On se croirait dans « Starship troopers ». Un énorme insecte fuselé, qui fait peur rien qu'à le voir. Alors le son quand il approche... On imagine le sang qui se glace : « Ils connaissent le bruit du Tigre quand il approche » lâche le jeune officier.

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Des canons, des mitrailleuses et des obus, des caméras thermiques et des systèmes de détection ultra performants, une technologie embarquée, le tout manœuvré par le lieutenant, pilote, et le chef de bord et « Gunner » qui se trouve dans l'habitacle au-dessus du sien. Il mesure 1 mètre 96, un physique de basketteur pro, 33 ans, engagé à 24 après une école d'ingénieur. C'est son quatrième mandat à Barkhane. Il est content, même très content, une vie placée sous le signe de l'action et des émotions fortes, seulement voilà, les chefs, eux sont un peu plus soucieux. Si les pilotes partent autant, c'est parce qu'en France on manque d'hélicoptères. Ceux qui constituent le GTDA (Groupe Tactique Désert Aérocombat) appartiennent soit au premier RHC (Régiment d'hélicoptères de combat) de Phalsbourg soit au cinquième RHC de Pau.


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