Gaza: le quai d'Orsay annonce avoir évacué "112 Français, agents et leurs ayants droit" depuis le 7 octobre

"La fin d'une première phase". Ce mardi 14 novembre, le ministère des Affaires étrangères annonce avoir évacué de Gaza "112 Français, agents et leurs ayants droit" qui souhaitaient être rapatriés vers l'Hexagone.

"Ce bilan marque la fin d’une première phase de nos opérations d’évacuation, qui a permis à la quasi-totalité de nos compatriotes souhaitant quitter Gaza de le faire", indique le quai d'Orsay dans son message à la presse.

Peu après le 7 octobre dernier et l'attaque du Hamas contre Israël, Emmanuel Macron avait estimé qu'environ 170 personnes d'intérêts pour la France étaient coincés dans la zone de guerre.

Les services de Catherine Colonna expliquent que les ressortissants et leurs proches ont quitté la zone via le point de passage de Rafah, puis ont été "pris en charge par l'ambassade de France" et le consulat français du Caire en Egypte.

"Ils se trouvent à présent en sécurité", rassure le quai d'Orsay.

"Renforcer l'aide humanitaire"

Un nombre inconnu de Français ou d'agents demeurent à Gaza, sans qu'il soit clair s'ils y restent de leur plein gré. Pour eux, le ministère des Affaires étrangères assure travailler avec ses partenaires locaux pour en assurer la sécurité.

Dans le même temps, le gouvernement assure poursuivre ses "efforts pour renforcer l'aide humanitaire à la population de Gaza". Le président de la République, Emmanuel Macron, a appelé plusieurs fois à un "cessez-le-feu" à Gaza. Dans un entretien à la BBC, le chef de l'État a dit "exhorter" Israël à "arrêter" les bombardements tuant des civils à Gaza.

Cette prise de position d'Emmanuel Macron lui vaut les foudres du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui assure que cette déclaration est une "erreur morale".

"Ce n’est pas Israël qui s’installe dans les hôpitaux, dans les écoles, dans les installations (...) de l’ONU, c’est le Hamas. Par conséquent, ce n’est pas Israël mais le Hamas qui est responsable des dommages causés aux civils", a répondu le Premier ministre à la France.

Article original publié sur BFMTV.com