Gaza: la population civile et l'économie durement affectées par le blocage des points de passage

Depuis le 2 août, Israël a restreint l'accès aux routes menant aux points de passage d'Erez et de Kerem Shalom dans le sud d'Israël et a bloqué tout mouvement de personnes et de biens vers et depuis la bande de Gaza. Mais selon les habitants, ces mesures drastiques sur une terre déjà sous blocus depuis plus d’une quinzaine d’années pour empêcher des ripostes du Jihad islamique, ont des conséquences punitives surtout pour la population civile.

avec notre correspondante dans les Territoires Palestiniens occupés, Alice Froussard

Ces restrictions des mouvements vers et depuis la bande de Gaza ont été prises par les autorités israéliennes, suite à une vague d'arrestations, notamment celle d’un des leaders du Jihad islamique palestinien en Cisjordanie, et par crainte de représailles des groupes armés à Gaza.

Mais il y a les personnes qui veulent entrer ou sortir de Gaza pour assister à un enterrement ou un mariage d’un membre de leur famille en Cisjordanie ou en Israël. Il y a surtout les patients qui ont besoin d’une opération ou d’un traitement contre le cancer ou de n’importe quelle intervention médicale urgente qu'il n’est pas possible d’effectuer dans un hôpital de Gaza.

La fermeture d’Erez limite aussi les mouvements des 14 000 travailleurs ou commerçants de Gaza qui se rendent en Israël. Ils ne peuvent plus travailler, et cela entraîne des pertes financières pour leurs familles et pour l’économie gazaouie, aggravant encore plus les conditions humanitaires de la bande de Gaza, déjà fragile.


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