Publicité

Gaza: à Rafah, «si on va dans le Sinaï, on ne pourra plus jamais rentrer»

Objectif : Rafah. Le Premier ministre israélien a rejeté mercredi 7 février les conditions du Hamas pour un cessez-le-feu, et a ordonné à l'armée de se préparer pour une offensive tout au sud de Gaza. Problème : près de 1,5 million de déplacés palestiniens se trouvent sur place. Des civils qui ont fui, sur ordre de l'armée israélienne, les bombardements ciblant leurs quartiers dans le nord et dans le centre de l'enclave, ou encore à Khan Younès. Une population totalement démunie, et qui redoute le pire.

Témoignage recueilli depuis Jérusalem par notre correspondant, Sami Boukhelifa

« Beaucoup de bombardements à Rafah. » D'intenses bombardements ciblent déjà la ville, alors que l'offensive israélienne n'a pas encore officiellement commencé.

Sur place, c'est l'inquiétude générale. « La menace est prise très au sérieux », confie Asma, une Gazaouie actuellement réfugiée dans la ville, à la frontière de l'Égypte.

On connaît bien les Israéliens. Lorsqu'ils disent qu'ils vont attaquer un endroit, ils le font. Quand ils disent qu'ils vont mener une opération, ils la mènent. On sait bien que Netanyahu veut continuer cette guerre. Il n'est pas intéressé par une trêve ou un cessez-le-feu.

À Rafah, où sont réfugiés des Palestiniens des quatre coins de la bande de Gaza, une crainte est dans tous les esprits : la population redoute d'être poussée vers le désert du Sinaï, dans le pays voisin.

L'Égypte rejette catégoriquement cette possibilité. Israël, de son côté, dit vouloir « une victoire totale ».


Lire la suite sur RFI