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Gaza: à Rafah, «au cœur de l'hiver, sous la pluie, avec des habits d'été et en sandales»

À Gaza, la situation humanitaire est chaque jour un peu plus dramatique, et c'est tout particulièrement le cas à Rafah, tout au sud à la frontière de l'Égypte, où une partie tout à fait significative des habitants de l'enclave assiégée ont trouvé refuge ces derniers temps, et où le gouvernement israélien a ordonné à l'armée de préparer l'offensive, ce mercredi 7 février.

Reportage de Rami Al Meghari dans les camps de déplacés de Rafah, avec notre correspondant à Jérusalem, Sami Boukhelifa

Des enfants qui jouent presque dans l'indifférence. « Mais leur innocence leur a été confisquée », confie Faten, leur mère. « Ils savent qu'ils n'ont plus de maison. Ils savent que les nourrir est un défi que doit relever leur père, chaque jour. »

Pour que les enfants prennent une douche, on doit payer très cher ; pour qu'ils mangent, on doit aussi payer. On vit dans le dénuement, il y a plein de microbes et de bactéries partout. Il n'y a que des toilettes communes. On a dû acheter une tente. On l'a payée très, très chère.

Faten, mais aussi son mari, ainsi que leurs deux garçons et leur fille, sont originaires de Khan Younès. Après la destruction de leur maison par une frappe, ils ont trouvé refuge tout au sud de la bande de Gaza, dans des camps de fortune où s'entassent les déplacés, à Rafah, confie-t-elle.

« Mais on s'estime chanceux », répète la mère de famille. Nous, au moins, on a pu s'offrir une tente, ajoute-t-elle. Beaucoup ici n'ont pas les moyens d'en acheter une. Leur prix peut atteindre les 500 euros. Hors de portée, pour des déplacés qui ont tout perdu.


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