Gaz russe: la quête délicate d'une position commune au sein de l'Union européenne

Les ministres de l’Énergie de l’Union européenne tiennent une réunion en urgence ce lundi 2 mai. Leur objectif : s'accorder sur une position commune face à la demande de la Russie d'être payée en roubles pour ses livraisons de gaz, sous peine de les interrompre. Avant un possible embargo sur le pétrole russe, les Européens cherchent également à sécuriser leur approvisionnement en gaz.

Il y a urgence, car Moscou a durci le ton sur le gaz. La semaine dernière, le géant russe Gazprom a stoppé les livraisons de gaz vers la Bulgarie et la Pologne, parce que les deux pays ont refusé de payer en roubles.

Si Sofia et Varsovie sont en mesure de compenser l'arrêt des livraisons de Gazprom, ce n’est pas le cas de tous les pays membres de l'Union européenne, et notamment de l'Allemagne, très dépendante des hydrocarbures russes. La menace d’une pénurie plane et pourrait avoir pour conséquence de plonger l’Europe en récession.

L’offre russe représente, aujourd’hui, près de 45% des importations de gaz naturel en Europe. L’objectif de l’UE est de réduire de deux tiers la livraison de gaz russe d'ici à la fin de l’année. Pour cela, elle prévoit une hausse des importations de gaz naturel liquéfié, en provenance notamment des États-Unis.

Mais cette question pourrait ouvrir des brèches dans le front uni que les Européens affichent face à la Russie. Des divergences demeurent sur la marche à suivre. La Hongrie ne veut pas boycotter l’énergie russe alors que l’UE cherche une position commune.

► À lire aussi : Gazprom cesse de livrer son gaz à la Pologne et à la Bulgarie

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles