Gaz russe vers la Hongrie: l'Ukraine contournée, Kiev ulcérée

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En Europe de l'Est, l'Ukraine est furieuse contre la Hongrie, pays membre de l'Union européenne, alors que le gouvernement du Premier ministre Viktor Orban a passé un accord avec le géant Gazprom pour livrer du gaz russe en Hongrie, en contournant l'Ukraine. Selon les autorités ukrainiennes, il s'agit là d'une des conséquences
de l'achèvement en cours du gazoduc Nord Stream 2, qui permet à la Russie de priver l'Ukraine des revenus du transit du gaz russe vers l'Europe.

Avec notre correspondant à Kiev, Stéphane Siohan

Ce vendredi 1er octobre à 7h du matin, Gazprom a coupé le robinet. Suite à un accord signé le 27 septembre entre Budapest et Moscou, le gaz russe à destination de la Hongrie ne passera plus par l'Ukraine. Le gouvernement hongrois a signé un nouveau contrat de 15 ans avec Gazprom, pour s'approvisionner via le gazoduc TurkStream, dans la mer Noire, et par deux nouvelles routes, qui passent par la Serbie et l'Autriche.

Viktor Orban a froidement justifié ce contrat par la nécessité d'assurer la « sécurité énergétique » de son pays, tandis que la diplomatie ukrainienne est absolument ulcérée.

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Silence de l'Union européenne, la promesse de Merkel

En effet, le transit de gaz garantit à l'Ukraine une manne annuelle de deux milliards de dollars. Pour Iouriy Vitrenko, le patron de Naftogaz, la compagnie d'État ukrainienne, il s'agit là de la preuve que la Russie a décidé d'utiliser le gaz comme une arme politique contre l'Ukraine.

Cet été, en entérinant le gazoduc Nord Stream 2, la chancelière Angela Merkel avait déclaré que si Moscou menaçait l'Ukraine en utilisant le gaz, les Européens pourraient prendre des sanctions.

Pourtant, le silence est assourdissant dans les couloirs de Bruxelles. L'Union européenne se refuse pour l'instant à commenter un accord qui fragilise toujours plus l'Ukraine.

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Ambassadeurs convoqués

Les ambassadeurs de Hongrie et d'Ukraine ont été convoqués par les ministères des deux pays respectifs, aggravant les tensions entre les deux pays, qui par ailleurs s'affrontent régulièrement.

Budapest accuse l'Ukraine de ne pas autoriser l'usage du hongrois à l'école. Kiev, pour sa part, accuse la Hongrie de distribuer des passeports à la minorité hongroise en Ukraine.

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