Gaz hilarant : l'interdiction de la vente du protoxyde d'azote aux mineurs est publiée au Journal officiel

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Fini de rire avec le protoxyde d’azote. La loi tendant à prévenir les usages dangereux de ce gaz dit hilarant vient tout juste d’être publiée au Journal officiel. L’occasion de rappeler que sa consommation est à haut risque neurologique, avec des lésions parfois irréversibles.

On ne rigole plus avec le protoxyde d’azote. Une loi tendant à prévenir les usages dangereux de ce gaz dit hilarant (voir encadré) vient ainsi tout juste d’être Une occasion de rappeler ses dangers, en particulier bien connus des scientifiques mais pas assez des utilisateurs. L’ inhalation de ce gaz à des fins récréatives se banalise en effet incontestablement depuis 2018. Depuis cette date, plus de 70 cas ont été enregistrés en France pour lesquels un symptôme neurologique ou neuromusculaire a été signalé. En pratique, apparaissent alors ( fourmillements, faiblesse musculaire.. ) responsables de troubles de la marche dont la prise en charge peut nécessiter parfois une longue rééducation avec une récupération aléatoire.

De "2 cas en 20 ans" à "7 sur 30 jours" !

Sur le plan médical, les scientifiques, mais pas les consommateurs, savent que le gaz interfère avec le métabolisme de la vitamine B12 qui joue normalement un rôle essentiel dans le système nerveux, tout particulièrement dans la fabrication de la gaine de myéline qui protège les nerfs et permet la conduction des signaux électriques le long des fibres nerveuses. "Si, au début, tout cela n’était que des histoires très isolées, le phénomène prend de l’ampleur", confirme le Pr Bertrand Audoin neurologue à l’hôpital de la Timone (Marseille). "Pour ma part, je n’avais vu que deux cas en 20 ans de pratique mais sept sur les derniers trente jours".

La vente du protoxyde d'azote aux mineurs est interdite

La nouvelle loi interdit ainsi "de vendre ou d’offrir à un mineur du protoxyde d’azote, quel qu’en soit le conditionnement" et les sites de commerce en ligne doivent de leur côté spécifier l’interdiction de vente aux mineurs de ce produit. En juillet 2020, et recommandé d’améliorer l’information sur les dangers avérés de l’inhalation du protoxyde d’azote auprès des jeunes consommateurs par le biais des infirmières, de médecins scolaires ou encore d’associations intervenant dans les établissements scolaires et univ[...]

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