Quand de Gaulle s’emparait de Saint-Pierre-et-Miquelon

·1 min de lecture
Visite du général de Gaulle à Saint-Pierre-et-Miquelon, le 20 juillet 1967.
Visite du général de Gaulle à Saint-Pierre-et-Miquelon, le 20 juillet 1967.

Deux cent quarante-deux kilomètres carrés. Quelques milliers d'habitants. Rien de bouleversant dans ces quelques îles au large de Terre-Neuve, françaises depuis le XVIIIe siècle. À force de hanter ces arpents balayés par les vents, Jean Lebrun, éminent passeur d'histoires, s'est pourtant familiarisé avec le passé de ces hommes qui ne se réduit pas à la pêche à la morue. Il s'est notamment intéressé à un épisode assez méconnu de la Seconde Guerre mondiale.

Partant du principe qu'on retrouve l'infiniment grand dans l'infiniment petit, il a pu constater que les aléas de Saint-Pierre-et-Miquelon ont fort bien reflété les enjeux du conflit : attitude intransigeante du général de Gaulle, divergences entre les Alliés, divisions entre résistants et collaborateurs. L'aventure commence par la prise de l'archipel, encore fidèle à Vichy, par trois bâtiments de la France libre, le soir de Noël 1941, sous le commandement de l'amiral Muselier : étrange alliance entre le marin et l'aventurier. Pas un coup de feu n'est tiré, mais cette politique du fait accompli indispose très fortement Roosevelt, soucieux de voir tout le continent américain conserver sa neutralité.

À LIRE AUSSI« La France libre en Afrique, une période de l'histoire méconnue »

L'« histoire d'amour » entre Roosevelt et de Gaulle date de ce jour ! Le tir de barrage médiatique et diplomatique que subit le Général, alors en mauvaise posture, depuis Washington et Londres, où Churchill manifeste aussi sa mauvaise h [...] Lire la suite

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles