De Gaulle à son fils en mai 68 : « Ne me décourage pas »

Par Florent Barraco
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L'amiral de Gaulle chez Thierry Ardisson en 2004.
L'amiral de Gaulle chez Thierry Ardisson en 2004.

Avec le Covid-19 et l'élection américaine, on l'oublierait presque : l'année 2020 est celle de De Gaulle. Trois anniversaires sont célébrés : les 130 ans de sa naissance, les 80 de son appel du 18 juin et les 50 de son décès. Le général de Gaulle est mort le 9 novembre 1970, un an après avoir pris le large à la suite de son référendum perdu.

Le 6 mars 2004, son fils l'amiral Philippe de Gaulle était l'invité de Thierry Ardisson dans Tout le monde en parle ? dont les émissions sont à retrouver sur la chaîne YouTube, en partenariat avec l'INA. Le fils du grand homme venait présenter le deuxième tome de De Gaulle, mon père qui raconte les dix dernières années de la vie du général. Une famille unie, mais distante et pudique. Philippe de Gaulle confesse que lorsqu'il va se recueillir devant la dépouille de son père, il en profite pour toucher l'arrière de sa tête et vérifier qu'ils ont la même bosse. « Je n'avais jamais touché la tête de mon père auparavant. »

Je commence à être lassé du peuple français, le peuple français est lassé de moi.

On apprend que de Gaulle n'aimait pas l'Élysée et qu'il souhaitait s'installer au château de Vincennes. Le coût des travaux l'en a finalement dissuadé. De Gaulle fils raconte la rigueur morale de son père : lorsqu'il était invité à l'hôtel ou au restaurant, il laissait un pourboire équivalent à ce qu'il aurait dû payer. Voilà pour la petite histoire.

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