Et si la gauche avait remporté la circonscription qui lui manquait en 1967 ?

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Au printemps 1967, la droite gaulliste remporte les législatives à un siège près. Celui de Chirac gagné en Corrèze. Une autre configuration, et la gauche pouvait barrer la route au Général.

A l'occasion de son numéro de fin d'année, "Marianne" vous propose une série d'uchronies : des réécritures de l'Histoire à partir de la modification d'un évènement passé. Le texte que vous vous apprêtez à lire relève par conséquent de la fiction.Il est en Corrèze, sur la route de Saint-Pardoux à Ussel, un de ces petits virages vicieux qu’on ne négocie qu’en serrant les dents. À plus forte raison quand on roule en excès de vitesse, comme le jeune conducteur de cette Peugeot 408 blanche immatriculée à Paris qui, un soir de février 1967, vrombit à travers le plateau des Millevaches.Ce chauffard de 32 ans s’appelle Jacques Chirac, mais il est encore inconnu à l’époque, si ce n’est des familiers du pouvoir gaulliste. Énarque, il passe la semaine à l’hôtel Matignon, au cabinet du Premier ministre Georges Pompidou. Or l’ambition le taraude et, dès le vendredi soir, il quitte la rue de Varenne au volant de sa Peugeot, dont il a trafiqué le moteur, pour rejoindre au plus vite la circonscription corrézienne qu’il rêve de conquérir, lui consacrant tous ses week-ends. N’est-il pas déjà conseiller municipal de Sainte-Féréole, 1 300 habitants ? Les législatives ne sont-elles pas prévues en mars ? Certes, le département vote à gauche depuis l’institution du suffrage universel, mais le député...

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