A gare du Nord : «Vous êtes un sacré point d'appui pour d'autres gares qui veulent partir en reconductible»

Libération.fr
AG des cheminots et reconduction de la grève contre le pacte ferroviaire, le 13 avril à la gare du Nord à Paris.

Les cheminots de Gare du Nord ont décidé en assemblée générale de reconduire leur mobilisation en dehors du calendrier intermittent prévu initialement. Si elle n'affecte que peu le trafic, leur grève leur permet de s'organiser.

Ce lundi matin, les militants de gare du Nord nous glissent une anecdote : ils sont parfois surnommés les «Gaulois» par leur direction. Une référence grossière à Astérix, Obélix, et leur village qui résiste encore et toujours à l’envahisseur. Ce matin, la référence prend tout son sens. Deux semaines après le début de la grève, Monique, Anasse, Farid et d’autres cheminots ont décidé d’entrer en grève reconductible tous les jours, en dépit du calendrier intermittent qui prévaut sur le plan national. La semaine dernière, ils ont été 76 à voter la reconduction du mouvement jusqu’à ce lundi. Dans la matinée, ils étaient une soixantaine rassemblés alors que la plupart des autres cheminots ont repris le travail. «C’est bien, je m’attendais à moins de monde. Ça prouve qu’il y a un noyau dur qui est en train de se former», glisse Anthony. «On s’était dit que, pour ceux qui font grève en dehors du calendrier, c’est une grève militante. Cette voix, c’est maintenant à nous de la porter», avance Eric à la tribune.

Leur grève en dehors du calendrier n’affecte pas beaucoup le trafic : trois trains sur quatre roulent ce lundi sur la ligne H au départ de la gare du Nord, qui a retrouvé la plupart de ses voyageurs. Mais pour Anthony, l’enjeu est ailleurs : «Même en dehors du calendrier, le trafic n’est pas normal, c’est ce qui compte. Les usagers voient qu’il y a des perturbations, qu’on revendique toujours notre message». Cette mobilisation leur permet surtout d’aller convaincre d’autres dépôts d’adopter leur modalité de grève. Ils le revendiquent depuis plusieurs jours : désormais leur «victoire» passera par «un conflit dur». «Quand une gare est en reconductible, ça radicalise le mouvement. Même à très peu, on peut descendre sur les voies et bloquer (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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