Garde à vue de Jean-Christophe Lagarde: Alexis Corbière affirme que "cette affaire n'est pas terminée"

Le député insoumis Alexis Corbière - Thomas Samson - AFP
Le député insoumis Alexis Corbière - Thomas Samson - AFP

"Cette affaire n'est pas terminée", a estimé Alexis Corbière ce jeudi sur France Info, alors que Jean-Christophe Lagarde était en garde à vue ce mercredi dans le cadre de l'enquête sur les fausses accusations concernant le député insoumis et sa compagne, Raquel Garrido.

"Ce qui m’intéresse, c’est de savoir quel est le circuit qui amène à ce qu’un article totalement faux paraisse dans un hebdomadaire qui se veut un grand hebdomadaire. Je ne réduis pas seulement à la petite manipulation d’un journaliste abusé", explique Alexis Corbière.

"Faisceau de présomptions"

En juin dernier, le journaliste Aziz Zemouri avait publié une enquête pour Le Point dans laquelle il écrivait que le couple Corbière-Garrido employait une assistance maternelle sans la déclarer. Problème, ces accusations se sont avérées fausses. Depuis, Aziz Zemouri a porté plainte pour "abus de confiance" et se dit "instrumentalisé" par Jean-Christophe Lagarde, ancien maire de Drancy (2001-2017) et président de l'UDI, parti de centre-droit.

"On va voir ce qui va être retenu contre lui", indique Alexis Corbière soulignant néanmoins un "faisceau de présomptions". Il précise ainsi que l'article du Point "devait sortir avant le second tour des législatives", durant lesquelles Raquel Garrido a pris le meilleur sur Jean-Christophe Lagarde dans la 5e circonscription de Seine-Saint Denis.

La veille, Raquel Garrido s'était dit "satisfaite que l'enquête avance", tout en indiquant que cette affaire "pourrait se terminer par de la prison" car elle dépasse de "très loin la diffamation ou l'injure".

Article original publié sur BFMTV.com