Gard : le directeur d’un collège catholique qui avait dénoncé un viol a été licencié

Le Parisien avec AFP
Le principal avait obtenu un important soutien de la part de parents d’élèves et de professeurs de l’établissement

Le principal Paul Gobillot avait dénoncé auprès des autorités un viol aggravé entre élèves fin mars.


Il avait dénoncé un viol aggravé entre élèves fin mars, il est aujourd’hui licencié par la direction de son établissement. Le directeur d’un collège catholique sous contrat de Saint-Ambroix (Gard), qui était à la tête de l’établissement depuis trente ans, a été remercié pour « faute grave », a annoncé vendredi la direction diocésaine de l’enseignement catholique du Gard.

Soutenu par des enseignants, élèves, parents d’élèves, Paul Gobillot, 62 ans, avait été convoqué le 11 juin pour un entretien préalable à son licenciement par l’organisme de gestion de l’établissement (Ogec) puis deux jours plus tard par le diocèse.

Le chef d’établissement a été licencié à la suite de « dysfonctionnements répétés et préjudiciables à l’établissement et à plusieurs acteurs de la communauté éducative », affirme le directeur diocésain de l’enseignement catholique du Gard, Jérôme Martine, dans un communiqué.

Deux ados mis en examen

« Les motifs de licenciement ne sont en aucune manière liés au fait qu’il aurait dénoncé un viol », affirme également le directeur diocésain dans son communiqué. Selon ce dernier, le licenciement est dû à la découverte de « faits graves » qui concernent « des manquements majeurs dans l’exercice de ses responsabilités et notamment dans ses obligations, devoirs et missions » de sa fonction de chef d’établissement.

Le 30 mars, après avoir été informé du viol du collégien, Paul Gobillot s’était rendu à la gendarmerie avec les parents de la victime et avait été entendu en tant que témoin. Deux adolescents de 4ème ont ensuite été mis en examen pour « viol en réunion ».

« Je pense avoir fait mon devoir »

Lors du voyage scolaire à Malte de 38 élèves entre le 5 et le 9 mars 2018, deux élèves de Saint-Joseph hébergés dans des familles ont violé leur victime avant de la rosser tandis qu’un autre filmait la scène avec son téléphone portable, une vidéo diffusée sur un réseau (...)

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