Gap: le maire interpelle à nouveau Gérald Darmanin pour réclamer des policiers supplémentaires

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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à Matignon, le 10 mai 2021 - Christophe ARCHAMBAULT / AFP
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à Matignon, le 10 mai 2021 - Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Après un courrier resté lettre morte, Roger Didier, maire de Gap, insiste. Il vient d'interpeller à nouveau le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à propos du manque de policiers dans sa commune.

"Ce mutisme représente pour moi un sentiment d'absence de prise en considération de ma commune, génère un sentiment d'abandon de la part de la population et de fortes interrogations de la part de vos personnels", écrit l'élu dans ce courrier.

Six policiers en journée

Après avoir alerté sur le manque d'effectifs pour la police de nuit -quatre agents, selon sa précédente lettre- il revient à la charge pour les personnels en journée, qui ne seraient que "six" en journée "dont deux en congés ou maladie".

"Pensez vous normal monsieur le Ministre que la sécurité d'une ville de la strate de Gap soit assurée par un effectif aussi faible? Et comment expliquez-vous que ces effectifs soient plus importants dans d'autres villes dont la population est bien inférieure y compris dans les Hautes-Alpes?", interroge Roger Didier.

Le maire de Gap réclame par ailleurs toujours une amélioration des conditions de travail au sein du commissariat. Il cite notamment l'exemple du vestiaire des agents féminins "installés dans des locaux occupés précédemment par les véhicules de service".

Le maire veut des actes "tangibles, marqués et visibles"

Roger Didier s'attarde aussi sur un gymnase de sa commune qui sert de point de rencontre "toutes les nuits depuis plusieurs semaines" à des jeunes "bien au-delà de l'horaire du couvre-feu". Il explique n'avoir pas eu d'autres solutions que de le murer "privant de facto les clubs, écoles et usagers d'un espace de convivialité et de vie".

"Huit plaintes ont été déposés pour effraction sur bien public et rien n'est fait", s'agace l'élu qui se pose la question: "comment expliquer aux habitants excédés par le bruit et les nuisances que la police nationale n'intervient pas ou quand elle se déplace ne fait rien pour l'évacuation du lieu?".

Et de conclure: "Je vous sollicite instamment pour obtenir non seulement des réponses mais aussi des actes tangibles, marqués et visibles pour que les attentes tant des personnels de la police nationale que de l'ensemble de la population de Gap soient enfin entendues".

Article original publié sur BFMTV.com