"Gangs of London" : une French Connection aux manettes de la série d'action

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Il aura fallu patienter sept mois avant de voir débarquer en France la série événement britannique Gangs of London, lancée en avril dernier en plein confinement par son créateur Gareth Evans. Le jeu en valait la chandelle. On se délecte de se perdre dans les méandres d'une intrigue tentaculaire et complexe autour de l'assassinat du parrain d'une puissante organisation criminelle. Son fils, qui hérite de son empire, va mettre la ville à feu et à sang pour savoir qui a commandité le meurtre… Le cinéaste gallois transpose son univers de guerre des gangs qu'il a développé dans son diptyque indonésien virtuose The Raid dans les rues de Londres. Il filme le chaos comme personne avec ses mouvements de caméra nerveux et inventifs dans cette histoire de vengeance, de quête de pouvoir et de famille. Et ne recule devant rien pour électriser le spectateur : fusillades, courses-poursuites, explosions, combats à l'arme blanche ou à mains nues.

Brutale et radicale, la violence ici déployée s'avère cathartique mais s'adresse à un public averti. Les morceaux de bravoure s'enchaînent dans les neuf épisodes, le cinquième est un déferlement de fureur jubilatoire, d'une incroyable ambition en termes de mise en scène. Véritable révélation, Sope Dirisu, repéré récemment sur Netflix dans His House, de Remi Weekes, vole la vedette à la star Joe Cole, et serait même un candidat sérieux à la succession de Daniel Craig dans le rôle de James Bond.

Plusieurs réalisateurs se succèdent aux commandes : Gare...


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