Un gang de voleurs dévalisait les camions à 90 km/h sur l'autoroute

Dix personnes ont été interpellées, soupçonnées d’avoir mené 21 raids nocturnes sur les autoroutes de plusieurs régions françaises.

C’est un mode opératoire spectaculaire qui n’avait encore jamais été observé en France. Dix malfaiteurs, originaires de Roumanie, ont été interpellés mercredi 6 novembre à Saran (Loiret) après une longue enquête, révèle franceinfo. Des malfaiteurs soupçonnés d’avoir délesté de leurs cargaisons des dizaines de poids lourds alors qu’ils roulaient sur l’autoroute. Les dix suspects auraient commis 21 raids nocturnes dans plusieurs régions : Centre-Val de Loire, Picardie, Bourgogne-France-Comté, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Île-de-France.

Le préjudice total de cette escroquerie est estimé à plus de 3,5 millions d’euros. Une fortune pour des vols de haute voltige. En effet, pour délester les camions de leurs chargements de produits cosmétiques, tabac et autres produits multimédias, les malfaiteurs ont utilisé une technique osée, déjà utilisée aux Pays-Bas : dérober la cargaison des poids lourds alors qu’ils roulent sur l’autoroute à 90 km/h.

Les suspects prenaient en chasse un engin dès sa sortie de l’entrepôt de fret. Une fois sur l’autoroute, un premier véhicule venait se coller à l’arrière du camion. "L’un des malfaiteurs sortant alors par le toit ouvrant de la voiture, montait sur le capot, et fracturait les serrures des portes arrière du camion avant de monter à bord de la remorque. Le tout à 90km/h et de nuit", détaille à franceinfo le capitaine Romaric Leclerc, de l’office central de lutte contre la délinquance itinérante. Pour récupérer la marchandise, un utilitaire venait ensuite se positionner derrière le camion.

La camionnette, elle aussi équipée d’une trappe aménagée sur le toit, recevait ainsi les colis. Le premier malfaiteur collectait les cartons dans le camion avant de les envoyer dans cette trappe où un complice récupérait le chargement. "Sur les 21 faits que nous avons matérialisés, à aucun moment les chauffeurs ne se sont rendu compte de ce qui se tramait à l’arrière

(...) Cliquez ici pour voir la suite

Ce contenu peut également vous intéresser :