La Gambie plante un millier d'arbres dans le cadre de la grande muraille verte africaine

En Gambie, les premiers arbres de la grande muraille verte, un projet de reforestation de grande ampleur de l’Union africaine, ont été plantés hier par une communauté du nord du pays. 15 ans après le lancement de ce projet pharaonique qui devait relier Dakar à Djibouti et lutter contre la désertification, les objectifs ont été réadaptés, comme ici en Gambie. Un pays qui est justement au cœur du trafic international de bois rare comme le bois de rose, et où la découpe du bois reste une des principales sources de revenus pour certaines communautés.

Avec notre correspondant à Banjul, Milan Berckmans

Après quelques coups de pelle, Mariama Sallah, institutrice de 23 ans, enfonce une pousse de baobab dans le sol et tasse la terre. Pour cette bénévole issue d’une famille de fermiers, planter des arbres est devenu indispensable pour limiter l’impact de la sécheresse sur les récoltes.

« Dans ma famille, la plupart des gens sont des fermiers, et à cause du changement climatique certains n’ont pas un bon rendement pendant la saison des pluies. La façon dont ils produisaient avant et maintenant, c’est totalement différent. »

Parmi les jeunes pousses, on retrouve des eucalyptus, des nérés, des acajous des Antilles, des kapokiers, des baobabs et même une espèce en voie d’extinction : le bois de rose ou bois de veine. Pour Mariama, c’est aussi une façon de sensibiliser les communautés à ne pas découper ce bois rare en particulier, qui fait l’objet de trafics illégaux dans le pays.

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