Galvanisé par son meeting à Bercy, Hamon met la pression à gauche

Lors de son meeting de Bercy, le candidat socialiste Benoît Hamon s'est posé comme le candidat authentique de son camp, rejetant Emmanuel Macron dans le camp "de l'argent", se réappropriant les figures historiques de la gauche aux dépens de Jean-Luc Mélenchon, et ménageant le bilan gouvernemental.

La gauche, c'est lui: devant un Bercy comble, Benoît Hamon, rivé à la quatrième place dans les sondages, a tenté de se réapproprier son espace politique, en ravivant la fierté des militants socialistes. Pressé sur son aile gauche par la démonstration de force du candidat de la France insoumise samedi, rongé sur son aile droite par Emmanuel Macron, Benoît Hamon a prononcé un discours offensif, avec le double objectif de reprendre la main sur son camp et de se démarquer de ses rivaux.

Pour insuffler une dynamique positive à une campagne qui peine à décoller, Benoît Hamon s'en est remis aux fondamentaux de sa famille politique: dans la droite ligne de François Mitterrand, qui dénonçait en son temps "l'argent qui corrompt", le candidat a estimé, faisant un même lot de François Fillon et d'Emmanuel Macron, que "nul ne peut servir deux maîtres: la République, et l’argent". L'éphémère ministre de l'Education a ainsi présenté les deux candidats comme les chantres d'un libéralisme auquel il s'oppose: 

"Ils ont peut-être le sens des affaires, moi j’ai le sens de l’Etat", a-t-il lancé à la tribune. 

Contenir Jean-Luc Mélenchon

Appuyé par les figures d'une gauche "sociétale", notamment incarnée par Najat Vallaud-Belkacem, Anne Hidalgo, Aurélie Filippetti et Christiane Taubira, Benoît Hamon a revendiqué l'héritage des réalisations historiques de la gauche et s'est placé dans la...

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