Galaade Editions, fin d’ouverture

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Galaade Editions, fin d’ouverture

La petite maison indépendante et alternative a mis la clé sous la porte.

C’est difficile à croire. La maison d’édition Galaade était encore présente au Festival Livres et musiques à Deauville le 7 avril avec son auteur haïtien James Noël pour sa Migration des murs, sortie en librairie début octobre. Mais dix jours plus tard, elle a dû mettre la clé sous la porte. Le tribunal de commerce a en effet placé la PME en liquidation judiciaire le 18 avril. «Après des mois d’un combat acharné pour trouver une solution favorable aux difficultés, malgré tous nos efforts et notre engagement, sans compter les multiples et épuisants rebondissements, il n’y a pas eu de miracle», a écrit la fondatrice Emmanuelle Collas dans un mail adressé à ses lecteurs et partenaires et relayé par Livres Hebdo. Galaade avait été placée en redressement judiciaire le 20 septembre après que la banque a signifié ne plus la soutenir. Les recherches pour trouver un repreneur n’ont pas abouti.

Prix Médicis 

Fondée en 2005, Galaade a publié plus de 150 titres, fictions et essais, à raison d’une douzaine par an. Sa fondatrice, par ailleurs historienne de l’antiquité, disait dans un entretien à Babelio du 15 mai 2016 avoir appelé ainsi sa maison parce que le nom de Galaad est un nom très ancien « attesté pour la première fois dans le Pentateuque». «Il s’agit également du nom d’une montagne aux confins de la Terre promise mais c’est aussi celui d’un chevalier de la Table ronde ; pas forcément le plus malin, mais c’est le fils de Lancelot, le fils de l’adultère, et c’est lui qui trouve le Graal. J’ai simplement rajouté le e du féminin en français.» Avec ce nom riche d’histoires, sa patronne menait une ligne éditoriale ouverte sur le monde, engagée et alternative. Une des quatre collections,  «Auteur de vue», concernait des essais avec des textes de Tariq Ali, Patrick Chamoiseau, Edouard Glissant, Edwy Plenel, Hrant Dink, etc. A la rentrée littéraire de l’automne, la maison avait publié L’histoire du rock en 10 (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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