A Gagny, les horodateurs en voient de toutes les couleurs

Sébastien Thomas

Près de la moitié d’entre eux, soit une quinzaine, a été vandalisée dans le quartier Jean-Bouin, où le stationnement payant a récemment été mis en place.


Le mouvement de grogne rappelle celui des Gilets jaunes à l’égard des radars : près de la moitié des horodateurs, une quinzaine sur trente, ont été vandalisés dans le quartier Jean-Bouin à Gagny, quelques semaines après leur implantation, en janvier.

Conséquence du stationnement devenu payant dans cette cité populaire, où l’obligation de débourser 300 € par an passe très mal. Recouverts de peinture noire, blanche ou verte, les parcmètres sont devenus inutilisables.

« C’est du racket »

« Du jour au lendemain, les habitants de l’un des quartiers les plus pauvres de Gagny doivent payer 300 € pour stationner en bas de chez eux alors que c’était gratuit. Comment croyez-vous que les gens allaient réagir ? s’emporte Alain. C’est du racket pur et simple ».



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LP/S.T.

Au pied de la cité se situe la gare RER du Chesnay. La municipalité, en instaurant le payant, souhaitait mettre fin au stationnement sur le parking, toute la journée, des habitants des villes limitrophes.

Aujourd’hui, le parking est à moitié vide. Au grand désespoir des commerçants installés aux alentours. « On a moins de clients, peste le pharmacien. Et les 30 minutes gratuites ne servent pas à grand-chose car lorsque les gens vont chez le médecin d’à côté, ils attendent deux voire trois heures, puisque c’est sans rendez-vous. Donc ils préfèrent aller ailleurs. »



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Après la mise en place d’horodateurs sur le parking de la gare du Chesnay, la moitié des places est inoccupée. LP/S.T.

Avec la détérioration des parcmètres, le stationnement payant est donc suspendu, faute de pouvoir le valider. « Comme quoi, dès qu’on casse, on commence à être entendu, lâche Mohammed, qui se défend néanmoins d’y avoir participé. C’est malheureux mais faut parfois en arriver là. »

Certains condamnent ces actions, mais estiment qu’elles étaient prévisibles. « C’est un projet mal (...)

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