La gaffe de Griveaux lors d'un hommage aux victimes du Vél d'Hiv'

Paul Guyonnet
Sur Twitter, voulant rendre hommage aux victimes de la rafle du Vél' d'Hiv', survenue à l'été 1942, Benjamin Griveaux a commis une erreur qui n'est pas passée inaperçue.

POLITIQUE - “N’oublions jamais la rafle du Vél’ d’Hiv’, les 16 et 17 juillet 1942...” Mardi 16 juillet, alors que la France assistait aux derniers rebondissements de l’affaire Rugy, l’aspirant maire de Paris qu’est Benjamin Griveaux rendait, lui, un hommage appuyé aux victimes d’une page bien sombre de l’Histoire de France: la rafle du Vél’ d’Hiv’. 

À l’été 1942, l’Allemagne nazie -avec le concours de milliers de policiers et gendarmes français- avait arrêté plus de 13.000 juifs de Paris et de banlieue, avant d’en parquer une partie dans l’enceinte du Vélodrome, dans le XVe arrondissement de la capitale. Seules quelques dizaines d’entre eux allaient revenir des camps de la mort. 

Soixante-dix-sept ans plus tard, le député de Paris qui vise désormais l’Hôtel de Ville a donc rendu hommage à ces disparus, publiant sur Twitter un message accompagné d’une photographie de l’intérieur de l’enceinte sportive. 

Sauf que comme l’a remarqué le conseiller d’État et avocat Arno Klarsfeld, la photographie choisie par Benjamin Griveaux ne représente absolument pas la rafle du Vél’ d’Hiv’.

En effet, et comme a pu le vérifier Libération, la photographie représente bel et bien le Vélodrome d’Hiver durant la Seconde Guerre Mondiale, mais en 1944. Apparaissant dans la base de données de l’Agence France Presse, le cliché montre ainsi des collaborateurs français arrêtés après la libération de Paris, en août 1944, soit plus de deux ans après la rafle que commémorait Benjamin...

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