Comment les GAFAM ont fait main basse sur l'économie mondiale

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En 1991, aux balbutiements du Net, personne n’imaginait que trente ans plus tard une entreprise comme Google raflerait 92% de la recherche et des liens sponsorisés sur le Web, qu’Amazon capterait 50% du commerce en ligne aux Etats-Unis ou que Facebook dominerait 70% des réseaux sociaux... Pour bâtir ces empires omnipotents, ils ne se sont pas encombrés de scrupules, analysent Joëlle Toledano, enseignante à l’université Paris Dauphine, et Olivier Bomsel, professeur à Mines ParisTech.

Capital : Quand Internet a entamé son développement au début des années 1990, pouvait-on s’attendre à l’émergence de géants du Web comme les Gafam et à l’apparition des gigantesques marchés qu’ils allaient engendrer puis dominer?

Joëlle Toledano : Absolument pas. L’essor de l’Internet a été porté par le mouvement libertarien, qui, aux Etats-Unis, a une dimension extrêmement libérale au sens économique du terme. La «Net étiquette» avait défini des règles de conduite, dont la non-monétisation, la décentralisation et la «démocratie horizontale», pour que la culture libertarienne puisse se déployer librement. En 1996, il y avait seulement 100.000 sites et guère plus de 16 millions d’internautes, en majorité des jeunes blancs diplômés. Personne ne s’attendait à ce que le Web prenne cette dimension universelle et qu’il devienne une formidable affaire commerciale...

Mais la promesse d’un numérique capable de tout changer a suscité un énorme engouement entrepreneurial et financier. Dans un premier temps, il (...)

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