Des gadgets d'espions du KGB vendus aux enchères à Los Angeles

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Les passionnés de Guerre froide ont l’occasion - rare - de s’offrir des gadgets du KGB aux enchères ce samedi. Plus de 400 articles, de micro-caméras cachées dans des boucles de ceintures à des machines de cryptage en passant par un parapluie empoisonné, sont à saisir.

Avec notre correspondant à Los Angeles, Loïc Pialat

La vente a lieu à Los Angeles à partir de 19h mais elle est accessible par internet. L’essentiel de la vente provient du musée du KGB à New York, fermé à cause de la pandémie. Et beaucoup d’articles montrent une passion certaine des espions russes pour les caméras cachées. Dans des paquets de cigarettes – puisqu’on pouvait fumer partout à l’époque –, dans des sacs à main et même dans une bague ou une cravate.

« Il n’y avait pas beaucoup de place pour mettre du film. Pas comme avec le numérique d’aujourd’hui où on peut prendre autant de photos que l’on souhaite. Il fallait savoir qui cibler et ce que vous vouliez obtenir », raconte Kody Frederick, l’un des responsables de Julien’s Auctions, la maison qui organise ces enchères.

Fausse dent en cyanure et machine à coder les messages

Ces enchères sont au croisement de l’histoire et de la pop culture. La vente propose aussi une réplique du célèbre « parapluie bulgare » utilisé pour empoisonner à Londres l’auteur dissident Georgi Markov en 1978. Ou encore une fausse dent en cyanure pour se suicider.

Mais la pièce préférée de Kody Frederick reste la « Fialka », une sorte de machine à écrire pour produire des messages codés. « Cela montre le savoir-faire de l’époque pour une machine analogique. Vous glissiez un papier à l’intérieur, vous écriviez votre message et la machine le cryptait. Une fois livré à qui de droit, la personne mettait le même papier dans sa machine qui sortait le message décodé », explique-t-il.

Les enchères des quelque 400 articles disponibles pourraient dépasser le million de dollars.