Gabriel Attal juge "inappropriée" l'action des gendarmes auprès de la lycéenne qui a interpellé Macron

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Laura, 18 ans, avait reçu la visite des gendarmes dans son lycée après avoir interpellé Emmanuel Macron sur la présence de ministres accusés de viol dans le gouvernement.

POLITIQUE - “C’était inapproprié.” Interrogé sur l’histoire de Laura, une lycéenne qui avait interpellé Emmanuel Macron sur les violences sexuelles avant de recevoir une visite des gendarmes, le ministre délégué des Comptes publics Gabriel Attal a exprimé, ce lundi 13 juin, son incompréhension face à l’enchaînement des événements.

“Vous mettez à la tête de l’État des hommes qui sont accusés de viol et de violences pour les femmes, pourquoi ?”, avait demandé le 9 juin la lycéenne au chef de l’État lors d’un déplacement de ce dernier dans le Tarn. Elle faisait référence aux accusations de viol visant le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et le ministre des Solidarités Damien Abad. Les deux ministres nient les accusations.

Le lendemain, la jeune femme a reçu la visite des gendarmes au sein de son établissement scolaire et a été interrogée durant “dix minutes” par des gendarmes, ce qui a choqué de nombreux internautes qui ont repris la question de Laura sur les réseaux sociaux : “Emmanuel Macron vous mettez à la tête de l’État des hommes accusés de viols et de violences sur les femmes. Pourquoi ?”

Gabriel Attal “très surpris”

Dans C à vous, Gabriel Attal, invité à réagir à ces événements ce lundi, a estimé que la visite des gendarmes était “inappropriée” et qu’il avait été “très surpris”. “J’avoue que je n’ai pas compris du tout qu’on se retrouve avec des gendarmes qui viennent sortir une lycéenne de classe, a-t-il déclaré. J’ai vu l’explication qui a été donnée par la gendarmerie [...] mais c’est vrai que c’était inapproprié.”

La gendarmerie a finalement présenté ses excuses à Laura et a tenté d’expliquer son geste, indiquant que leur démarche visait “simplement à prendre en compte cette personne, qui s’était présentée comme victime, pour lui proposer de recueillir une éventuelle plainte, ou à défaut pour lui proposer une aide, un accompagnement ou un relais pour rencontrer les associations locales pour lui porter assistance”.

“La gendarme m’a dit : ‘C’était pas à faire’, a assuré de son côté la lycéenne auprès du Parisien. Son collègue a ajouté que si j’avais voulu interpeller le président de la République, alors j’aurais dû passer par des voies hiérarchiques, en écrivant à l’Élysée.”

Pour l’ancien porte-parole du gouvernement, cette affaire n’est toutefois qu’un incident et ne signifie pas qu’Emmanuel Macron ne peut plus être interpellé par les citoyens. “On a vu tout au long de ce quinquennat et encore ces derniers mois qu’on a un président de la République qui va au-devant du débat, du dialogue et parfois de la confrontation”, a-t-il fait valoir, ajoutant que le chef de l’État avait répondu à Laura.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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