Gabon: la société civile s’inquiète malgré le ton rassurant de Perenco sur une fuite pétrolière

Une semaine après la découverte d’une fuite équivalant à environ 300 000 barils de pétrole sur un site de Perenco au terminal du Cap Lopez, le groupe franco-britannique et les autorités gabonaises ont affirmé que la situation est « complètement maîtrisée ». Mais les organisations de la société civile restent sceptiques.

Le gouvernement affirme qu'aucune pollution maritime n'a été constatée à ce jour. Cependant, Georges Mpaga, du Réseau gabonais des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG), n'est pas d'accord. Lui a relevé l'existence des taches d'huile dans l'eau sur les sites d'Oba et de Moba, dans le département d'Etimboué :

« La station de Moba est inondée de dizaines de tonnes d’hydrocarbures qui sont en train de répandre autour de la forêt. Il y a des mangroves à côté, donc c'est une catastrophe majeure qui se profile à l'horizon. »

Pour Vianney-Presley Madzou, conseiller en communication du ministre du Pétrole, du Gaz et des Mines, le risque zéro n'existe pas : « Toutes les dispositions sont prises pour essayer d'endiguer cela. Les cas de pollution, lorsque cela se produit, il y a l'administration des hydrocarbures qui est saisie, l'administration de l'environnement qui est saisie et il y a des missions sur le terrain et on attend les rapports de ces missions, puis on décidera. »

Perenco est régulièrement mis en cause pour ses activités pétrolières. La dernière fuite a touché le Cap Lopez et les autorités maintiennent que les bacs de rétention ont permis d'éviter le pire, mais Nicaise Moulombi, directeur de l'Organisation croissance saine environnement, est sceptique :

« Le groupe Total qui a cédé au moment de la cession avait prévenu au repreneur qu'il y avait une défaillance dans ce bac. Pourquoi ce repreneur n'a pas tenu à réhabiliter ce bac ? »

Les ONG dénoncent la vétusté du matériel du groupe franco-britannique et appellent à une mise aux normes internationales.

« Mensonges »

Cette nouvelle fuite a été découverte alors que Perenco est actuellement déjà poursuivi en justice par des ONG, y compris par le Réseau gabonais des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG), pour pollution répétitive sur ses sites de production.

Selon Georges Mpaga, président du Réseau gabonais des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG), Perenco « ne reconnaît pas les faits et minimise » en affirmant des « mensonges ». Le ROLBG s'inquiète des conséquences de cette nouvelle pollution.

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