Gabon: le politique Guy Christian Mavioga est mort

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Au Gabon, la classe politique en deuil. Guy Christian Mavioga, président d’un parti de la majorité présidentielle est décédé. Quinquagénaire, il était devenu depuis un mois le chantre de la paix des braves entre Ali Bongo et l’opposant Jean Ping.

Avec notre correspondant à Libreville, Yves-Laurent Goma

Il dirigeait ce qu’on appelle au Gabon un « parti gazelle », c'est-à-dire un petit parti, mais Guy Christian Mavioga n’était pas un anonyme. Fils de Mapanes, c’est ainsi que l’on appelle les quartiers pauvres, ce tribun reconnaissable par sa petite taille et son chapeau à large bord avait démarré sa carrière politique sous les ailes protectrices de l’ancien opposant historique, Pierre Mamboundou.

Ambitieux, Guy Christian Mavioga avait créé son propre parti, le Bloc démocratique chrétien (BDC). Il n’a jamais été candidat à une élection présidentielle. Il a tour-à-tour soutenu Omar Bongo en 2005, puis Ali Bongo en 2009 et en 2016. Lors du dernier scrutin présidentiel, il était le porte-parole de la majorité présidentielle.

Les appels à la paix des braves

En retour, il a été promu directeur général de Pizolub, une société de distribution de lubrifiants. Limogé de ce poste il y a un an, ce chrétien pratiquant avait lancé depuis un an des appels incessants à la paix des braves entre l’opposition et la majorité pour décrisper le climat politique dans le pays. Le 5 août, il était allé réitérer cet appel à la cheffe du gouvernement, Rose Christiane Ossouka Raponda. C’était quasiment un adieu.

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