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Gabon: face à la justice française, la défense de Pascaline Bongo demande l’annulation du procès

C'est un procès inédit qui s'est ouvert, ce lundi 29 janvier, en France. Pascaline Bongo est jugée au Tribunal judiciaire de Paris. La fille du défunt président gabonais, Omar Bongo, et sœur d’Ali Bongo, chef de l’État gabonais déposé par un coup d’État en août dernier, est accusée de corruption passive d’agent public étranger. Elle est soupçonnée d’être intervenue, en échange d’argent, pour aider une société française à décrocher un marché public au Gabon.

Compte rendu d'audience, Sébastien Németh

Lors de l'audience au Palais de justice de Paris, les avocats de la défense ont notamment demandé l'annulation du procès.

Pascaline Bongo a tenu sa promesse. L’aînée de la famille est venue assister au procès. Les cheveux enroulés dans un long foulard bleu, elle a envoyé un baiser aux caméras mais a refusé de parler à la presse.

Dans la salle, c’est son avocate qui, en premier, a attaqué l’instruction. Maître Dreyfus-Schmidt a décrit sa cliente comme un « aimant » et que les enquêteurs avaient une « attirance irrépressible » pour la faire comparaître, de par sa notoriété.

« On a vraiment l’impression que le nom de Bongo est déterminant dans cette affaire. Donc, on ne peut pas décorréler le contexte de l’imaginaire collectif sur le Gabon de cette affaire, aujourd’hui, qui est vraiment une affaire qui ne tient absolument pas, tant juridiquement que factuellement », a-t-elle souligné.

« Viol du secret professionnel », « transgression », « stratagème déloyal », ont, tour à tour, déclaré divers avocats de la défense.


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