Gabon: des défenseurs des droits de l'homme empêchés de rendre visite à des détenus

Plusieurs défenseurs des droits de l'homme n'ont pas pu rendre visite à trois détenus de la prison centrale de Libreville, malgré une autorisation du tribunal.

Les trois prisonniers devaient recevoir la visite de Georges Mpaga, président du Réseau gabonais des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG) et Marc Ona, représentant le Réseau de défenseur des droits humains d'Afrique centrale (Redhac) au Gabon, mais impossible. Ils avaient pourtant obtenu une autorisation du tribunal d'aller visiter le leader syndical Jean-Rémy Yama, l'ex-député Bertrand Zibi et l’ex-directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, Brice Laccruche Alihanga.

« On ne nous a même pas permis d’accéder au site alors que nous sommes avec mon collègue Georges Mpaga, nous sommes détenteurs de permis de visite délivré par le tribunal de Libreville. Nous avons cherché à comprendre pourquoi cette décision qui nous concerne nous particulièrement alors que les autres visites étaient permises, personne ne nous a répondu », déplore Marc Ona, joint par Nadia Ben Mahfoudh du service Afrique.

« Nous savons que monsieur Brice Laccruche Alihanga et monsieur Jean-Rémy Yama sont détenus dans des conditions extrêmement difficiles. En plus, ces personnes traînent des pathologies, des pathologies graves et nous savons très bien que monsieur Brice Laccruche Alihanga a perdu plus de 30 kilos d’après les médecins et ses avocats », ajoute-t-il.


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