Gabon: les appels à la libération de Jean-Rémy Yama se multiplient

Au Gabon, le syndicaliste Jean-Rémy Yama est en détention provisoire à la prison centrale de Libreville depuis début mars pour abus de confiance. Après les enseignants, les syndicats et même sa famille, c’est l’Union nationale, l’un des principaux partis de l’opposition gabonaise qui a demandé vendredi la libération du dirigeant syndical pour des raisons sanitaires.

Incarcéré après son interpellation, le 2 mars, à l’aéroport international de Libreville alors qu’il s’apprêtait à se rendre au Sénégal pour des soins médicaux, l’enseignant chercheur est accusé de détournement des fonds d’un projet de construction de logements sociaux pour des enseignants.

Le dirigeant syndical -président de Dynamique unitaire, la plus grande coalition syndicale du Gabon- souffrirait de problèmes cardiaques selon son entourage qui demande sa libération. Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, porte-parole de l’Union nationale. Il est au micro de notre correspondant à Libreville, Yves-Laurent Goma.

« Jusqu’à preuve du contraire, la prison n’est pas un hôtel cinq-étoiles pour des citoyens innocents. Jean-Rémy Yama n’est pas encore jugé, il est donc présumé innocent, martèle Jean Gaspard Ntoutoume Ayi.

Jean-Rémy Yama est professeur de physique à l’université, il est également président du syndicat des enseignants et chercheurs du Gabon, et président d’une dynamique unitaire qui a une confédération syndicale, autant de garanties qui devraient lui permettre de se présenter libre devant la justice, comme il l’a toujours fait d’ailleurs.


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