Gérard Larcher tacle une "République de l'oracle " et un "niveau de verticalité" inédit

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Dans une interview au «Parisien», Gérard Larcher a pointé un exécutif qui «n’a jamais été en anticipation» en ce qui concerne la crise sanitaire. «On a l’impression d'un président seul. On vit dans la République de l’oracle et dans la cacophonie des prises de paroles», a-t-il déclaré. 

Le torchon brûle entre le troisième personnage de l’Etat et le président de la République. Dans une interview au «Parisien», suite aux dernières annonces d’Emmanuel Macron, Gérard Larcher a partagé son mécontentement. «Depuis un an la France subit alors que cette crise exige de la réactivité. L’exécutif n’a jamais été en anticipation», regrette le président LR du Sénat. «On a l’impression d'un président seul. On vit dans la République de l’oracle et dans la cacophonie des prises de paroles incessantes et contradictoires des membres du gouvernement» , abonde-t-il encore.

Gérard Larcher considère également que «jamais on n’a atteint ce niveau de verticalité sous la Ve République» et «appelle à un changement de méthode».

"Le Parlement n’est pas une chambre d’enregistrement"

Il regrette également le timing imposé concernant les dernières mesures décidées et édictées mercredi soir, parmi lesquelles la fermeture des écoles et nationalisation des mesures de confinement . «Nous avons toujours demandé que le Parlement débatte et soit associé à la prise de décision, assure Gérard Larcher. Ce que l’on nous demande aujourd’hui , au delà d’un débat toujours utile, c’est de voter sur des décisions déjà prises! Le Parlement n’est pas une chambre d’enregistrement».

Jeudi matin, Jean Castex a précisé devant l'Assemblée nationale d'abord, les nouvelles restrictions annoncées la veille par Emmanuel Macron. Une déclaration suivie d'un débat et d'un vote devant les deux chambres du parlement. Pour l’heure, l’Assemblée nationale a approuvé avec 348 voix pour et 9 contre les nouvelles restrictions, mais la quasi-totalité des oppositions n'a pas pris part au vote.


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