Gérard Jouannest, compagnon de route de Jacques Brel, est mort

Nuc, Olivier
Gérard Jouannest, en 2015, lors de sa tournée d'adieux. / SADAKA EDMOND/SIPA/SADAKA EDMOND/SIPA

Le pianiste et mélodiste, époux de Juliette Gréco, s'est éteint mercredi à Ramatuelle, à l'âge de 85 ans.

Son talent et son influence n'avaient d'égal que sa discrétion. C'est dans l'ombre des géants de la chanson française Jacques Brel et Juliette Gréco que le pianiste et mélodiste Gérard Jouannest avait passé sa vie de musicien. Il vient de mourir mercredi 16 mai à Ramatuelle, à l'âge de 85 ans. C'est sur scène, pendant l'ultime tournée de son épouse -il était marié à Juliette Gréco depuis 1988-, qu'il avait fait sa dernière apparition publique.

Né à Vanves (Hauts-de-Seine) dans une famille d'ouvriers, le jeune Jouannest tombe amoureux de la musique dès l'enfance, grâce à un grand-père facteur de pianos. Il s'assied derrière un clavier dès l'âge de 8 ans, cinq ans avant d'intégrer le Conservatoire national supérieur de musique de Paris. Il en ressortira à 21 ans, en 1954, armé de l'enseignement solide d'Yvonne Lefébure et d'un premier prix. Après trente mois de service militaire en Algérie, et alors qu'il se destine à une carrière d'instrumentiste classique, la mort de son père décide de sa bifurcation vers le music-hall, afin de subvenir aux besoins de la famille.

Partenaire idéal

Au théâtre des Trois Baudets, dont la programmation est signée Jacques Canetti, il accompagne le groupe vocal Les Trois Ménestrels. Au même programme, un débutant nommé Jacques Brel, auquel son pianiste François Rauber a donné son congé. Survenue en décembre 1958, leur rencontre changera le cours de leurs destins.

Effacé, réservé et travailleur, le Parisien trouve dans le Belge démonstratif un partenaire idéal. La route, et ses 300 concerts annuels, scelle définitivement cette complicité, qui prend bientôt un tour créatif. Après une première composition originale, Ne me quitte pas, qu'il ne signe pas -il n'est pas inscrit à la Sacem-, Jouannest signera la musique d'une trentaine de chansons de (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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