Gérald Darmanin reste "opposé" au vote par correspondance

A.S.
·2 min de lecture
Gérald Darmanin. - Eric FEFERBERG / AFP
Gérald Darmanin. - Eric FEFERBERG / AFP

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a répété être "opposé" à la réintroduction du vote par correspondance en France malgré la crise sanitaire, alors que le député et porte-parole LaREM Roland Lescure est pour et demande un "débat", tout comme le MoDem.

Ce sont les élus du MoDem qui ont relancé la discussion ces derniers jours dans la majorité, en vue des régionales et départementales de 2021. Le parti centriste souligne l'utilité de ce mode de vote par temps de Covid et prend en exemple la "participation historique" à la présidentielle aux Etats-Unis, où les électeurs ont pu voter par courrier.

"Il en va de la préservation du libre arbitre de chacun"

Dans un entretien publié sur le site du Parisien samedi soir, Gérald Darmanin répète y être hostile. "Tant qu'on n'aura pas démontré que ce mode de vote permet l'absolue décision individuelle, sans pression communautaire ou de la part de la famille, je serai opposé à cette disposition", souligne-t-il.

"Il en va de la préservation du libre arbitre de chacun, longue tradition électorale de notre pays depuis l'invention de l'isoloir", insiste le ministre.

A l'inverse, dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, le député Roland Lescure, porte-parole de LaREM, est "favorable" au vote par correspondance et demande "d'en débattre" au sein du mouvement présidentiel.

"J'ai vu l'impact très positif du vote par correspondance aux Etats-Unis: sans ce dispositif, il n'y aurait qu'une participation de 38% ; avec, on passe à 67%!", insiste le parlementaire, élu des Français de l'étranger dans la circonscription d'Amérique du Nord.

"Il faut se saisir de ce débat afin de faire des propositions au gouvernement, peut-être avec nos partenaires de la majorité. Nous lancerons le travail dans les jours qui viennent", promet-il.

En tant que député des Français de l'étranger, il a lui-même en partie été élu par des votes à distance. Au niveau national, cette pratique postale a disparu fin 1975, jugée à l'époque propice à de "graves fraudes

Article original publié sur BFMTV.com