Pour Gérald Darmanin, "le problème de la police, c’est la faiblesse des moyens de la justice!"

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Gérald Darmanin prévoit de réaliser 4,5 milliards d'euros d'économies. - Guillaume Sauvant - AFP
Gérald Darmanin prévoit de réaliser 4,5 milliards d'euros d'économies. - Guillaume Sauvant - AFP

Deux jours après la très médiatisée manifestation de policiers, qui avait rassemblé près de 35.000 personnes devant l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur prend la parole. Dans les colonnes du Parisien, Gérald Darmanin, qui lui-même a participé au rassemblement, justifie sa présence en rappelant qu'il n'était pas" insensible à la tristesse des policiers."

"Les propos qui sont tenus ou les tracts qui sont distribués, je ne les fais pas miens. Mais mon travail, c’est d’écouter l’émotion, d’entendre la colère, de comprendre les revendications", ajoute-t-il.

"Nous devons, ensemble, travailler pour que ça aille mieux"

En ce qui concerne le fond des revendications des policiers, le ministre a été interrogé sur une phrase entendue à plusieurs reprises ce mercredi, arguant que la justice était le problème de la police. A cela, Gérald Darmanin a répliqué que "le problème de la police, c’est la faiblesse des moyens de la justice!"

"Nous devons, ensemble, travailler pour que ça aille mieux. Nous avons l’un des plus petits budgets pour la justice d’Europe, c’est un problème. C’est pour cela que nous sommes en train de l’augmenter significativement. [...] Nous créons 15 000 places de prison supplémentaires", assure-t-il.

En guise de conclusion, le média francilien a évoqué une éventuelle "radicalisation des certains syndicats de police." A cela, Gérald Darmanin a botté en touche et assuré qu'il y a "eu des excès des deux côtés, des syndicats de policiers comme des syndicats de magistrats. Je le regrette."

Article original publié sur BFMTV.com