Gérald Darmanin : "Tout l'Occident est concerné. Notre pays est la cible majeure"

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Après les attentats commis à Conflans-Saint-Honorine, Nice et en Autriche, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin répond aux questions de Paris Match et expose les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre une nouvelle forme de terrorisme. 

Paris Match. Après la France, c’est au tour de l’Autriche d’être ciblée par le terrorisme. L’Europe est-elle à nouveau dans le viseur des islamistes ?
Gérald Darmanin. Comme l’a fait le président de la République, dès lundi soir, j’apporte mon soutien au peuple autrichien, à son tour frappé par la terreur islamiste. Ce sont les démocraties occidentales qui sont visées, c’est-à-dire la liberté.

Les attentats de Conflans et de Nice ont été commis par des hommes seuls, pas fichés S. L’Etat peut-il faire quelque chose contre ce terrorisme du “coin de la rue” ?
Oui, l’Etat peut faire quelque chose contre cette nouvelle forme de terrorisme. Nous sommes confrontés à la quatrième génération de djihadistes qui frappent notre pays depuis trente ans. La première est celle de Khaled Kelkal et des radicalisés en prison qui ont commis les attentats sanglants de 1995, notamment à Saint-Michel. La deuxième est celle commandée par Al-Qaïda de Ben Laden et de grands dirigeants étrangers. Ce sont les actes de terreur massive contre les Twin Towers à New York. La troisième génération a frappé en 2015 contre “Charlie Hebdo” et au Bataclan à l’initiative de l’Etat islamique, qui a projeté des attentats sur notre territoire ou les a téléguidés depuis la Syrie et l’Irak. Aujourd’hui, nous sommes face à des personnes seules et radicalisées, sans lien probant avec le pays d’origine, mais qui sont des bras vengeurs de l’islam politique et radical.

A Conflans et à Nice, c’est le même mode opératoire…
Ce n’est pas tout à fait la même chose. Le terroriste de Conflans vivait sur notre sol depuis plus de dix ans. Celui de Nice était là depuis quelques heures. On sait que le premier a été “armé” par la vidéo du père de l’élève. Ce que j’appelle moi(...)


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