Gérald Darmanin joue l'apaisement avec les journalistes

·1 min de lecture

Le geste du gouvernement n'aura pas suffi. Ils étaient plus de 20.000 hier, à Paris (7000 personnes), Marseille, Montpellier, Poitiers ou Rennes, selon les chiffres de la police. Une manifestation, à l'appel notamment de syndicats de journalistes, pour dénoncer la proposition de loi relative à la sécurité globale, jugée attentatoire au droit d'informer et à la liberté d'expression. À Paris, la tension est même montée d'un cran vers 17 heures : poubelles incendiées, jets de projectiles, canons à eau et charges des forces de l'ordre, qui ont procédé à une vingtaine d'interpellations.

L'exécutif multiplie pourtant les tentatives d'apaisement. Hier encore, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui doit rencontrer demain les représentants des journalistes, martelait qu'"il n'est en aucun cas prévu d'accréditer ou d'autoriser un journaliste à couvrir une manifestation". La veille, lors de l'adoption du texte, l'exécutif tentait d'améliorer le controversé article 24, qui pénalise la diffusion malveillante d'images des forces de l'ordre. Serait passible d'un an de prison et de 45.000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" des policiers et gendarmes en intervention quand elle porte "atteinte" à leur "intégrité physique ou psychique". Face à la polémique, la majorité a ajouté en dernière minute à l'Assemblée, vendredi, que la mesure ne peut porter "préjudice au droit d'informer", et que l'intention malveillante doit être "...


Lire la suite sur LeJDD