Gérald Darmanin détaille la répartition des effectifs de police et de gendarmerie supplémentaires

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin (illustration) - Ludovic MARIN © 2019 AFP
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin (illustration) - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Gérald Darmanin a détaillé mardi la répartition entre police et gendarmerie des effectifs supplémentaires (8.500) prévus dans la loi d'orientation et de programmation (Lopmi) qui sera débattue en première lecture au Sénat début octobre.

Auditionné par la commission des Lois de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur a précisé que 52% de ses effectifs supplémentaire seraient affectés à la police nationale et 48% à la gendarmerie nationale.

L'affectation de ces effectifs supplémentaires se fera en majorité au cours des deux premières années - la loi étant une loi de programmation sur cinq ans -, pour répondre aux enjeux de sécurité de la coupe du Monde de Rugby en 2023 et des Jeux Olympiques en 2024.

Le ministre a souligné que le gouvernement mettrait "l'accent particulièrement sur les transports en commun notamment dans la région parisienne".

Pour ce faire, il sera créé une "direction unique de la police et de la gendarmerie et des effectifs seront renforcés dans les grandes agglomérations".

Un audit sur la réforme de la police

Répondant à des questions sur la réforme contestée de la police nationale qui touche particulièrement la police judiciaire, M. Darmanin a annoncé un audit des expérimentations en cours en outre mer et en métropole.

Cette mission d'audit confiée à l'inspection générale de l'administrationn (IGA) et à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) rendra ses conclusion d'ici à la fin de l'année. Elle avait été réclamé" par les organisations syndicales de la police lors de leur rencontre avec le ministre.

La réforme doit entrer en vigueur début 2023. Gérald Darmanin a répété en outre que la réforme n'allait "pas supprimer les offices et brigades spécialisées". Il a assuré aussi qu'elle ne servirait pas à augmenter la présence des forces de l'ordre sur la voie publique. "Il s'agit de refaire la modernité de la police", a insisté le ministre.

Article original publié sur BFMTV.com