Gérald Darmanin annonce la mort d'onze policiers et gendarmes en 2020

C.M.
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"Plus de la moitié" de ces décès se sont produits lors d'un refus d'obtempérer, a déclaré le ministre de l'Intérieur devant le Sénat ce mercredi.

Onze policiers et gendarmes sont décédés l'an dernier dans l'exercice de leurs fonctions, dont "plus de la moitié" lors d'un refus d'obtempérer, a annoncé mercredi devant le Sénat le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Interrogé par les sénateurs, Gérald Darmanin a reconnu une hausse de la délinquance en zone gendarmerie en 2020, ajoutant que les statistiques officielles de la criminalité seraient publiées le 20 janvier.

Ces augmentations "sont celles des violences conjugales et intra-familiales, et une augmentation des refus obtempérer et des délits routiers", a-t-il précisé. "Plus de la moitié des morts en service (policiers et gendarmes) sont (dus à) des refus d'obtempérer".

Selon le ministre, un refus d'obtempérer est recensé "toutes les 20 minutes en zone gendarmerie" et "toutes les 30 minutes en zone police".

Une nouvelle répartition territoriale entre police et gendarmerie proposée

Gérald Darmanin a relevé qu'en zone gendarmerie les cambriolages avaient baissé de "40%" en 2020.

Il a rappelé que "51% de la population" étaient "protégés" par la gendarmerie, dont le rayon d'action représente "95% du territoire" et que "70% des gendarmes étaient (déployés) dans des zones urbaines".

Une nouvelle répartition territoriale entre la police et la gendarmerie figure au rang des quelque 200 propositions du Livre blanc de la sécurité publié en novembre dernier, qui doit servir de cadre à une future loi d'orientation et de programmation de la sécurité intérieure (LOPSI) prévue en 2022.

Article original publié sur BFMTV.com

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