Gérald Darmanin annonce le lancement du "Beauvau de la sécurité" le 25 janvier

Par E.P
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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, le 10 novembre 2020 à l'Elysée, à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP
Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, le 10 novembre 2020 à l'Elysée, à Paris - Ludovic MARIN © 2019 AFP

Le "Beauvau de la sécurité", grande concertation nationale consacrée à la police et la gendarmerie annoncée par Emmanuel Macron, sera lancé le 25 janvier, a indiqué ce mardi Gérald Darmanin.

Pas de boycott d'Alliance et d'Unsa-Police

Cette journée inaugurale réunira les syndicats policiers et représentants de la gendarmerie "pour leur présenter le détail de la démarche", écrit le ministre de l'Intérieur dans un communiqué.

Deux des trois principaux syndicats policiers, Alliance et Unsa-Police, qui avaient indiqué jusqu'à présent boycotter cette concertation, ont finalement annoncé leur participation après que Gérald Darmanin a accepté leurs conditions, notamment sur la "réponse pénale" ou sur des mesures sociales comme la gratuité des transports pour les policiers.

Organisé jusqu'en mai sous le format "grand débat", le "Beauvau de la sécurité" réunira tous les 15 jours "des experts français et internationaux ainsi que des maires et des parlementaires", détaille le ministère.

Les 8 péchés capitaux des forces de l'ordre

Lors de ses séances seront abordés les "sept péchés capitaux" exposés par Gérald Darmanin fin novembre devant la commission des lois de l'Assemblée nationale: la formation, l'encadrement, les moyens humains et matériels, la captation de vidéos - au centre de la controverse dans la loi Sécurité globale -, la réforme de l'IGPN - accusée de manquer d'indépendance - et le lien entre forces de l'ordre et population, dégradé par la succession d'affaires de violences policières.

A la demande d'Alliance, le ministre a décidé d'ajouter un "huitième chantier", celui de "la relation à l'autorité judiciaire".

Des échanges hebdomadaires, "sous la forme de grands débats avec les policiers et les gendarmes, qui pourront remplir des cahiers de doléances, ainsi que des débats citoyens (jeunesse, maires, agriculteurs, etc.)", sont également prévus.

En pleine polémique sur les "violences policières", Emmanuel Macron avait annoncé le 8 décembre la tenue de cette concertation afin d'"améliorer les conditions d'exercice" des forces de l'ordre et "consolider" leurs liens avec les Français.

Unsa et Alliance avaient opposé leur refus d'y participer en réaction aux propos du chef de l'Etat qui, quelques jours plus tôt, avait reconnu dans une interview au média en ligne Brut l'existence de contrôles au faciès et des violences de la part de certains policiers.

Les conclusions de ces échanges doivent servir de base à la future loi d'orientation et de programmation de la sécurité intérieure (Lopsi) prévue en 2022.

Article original publié sur BFMTV.com