Géorgie: le siège du principal parti d'opposition vandalisé par une trentaine d'individus

En Géorgie, après avoir adopté en passant en force la loi sur les « agents de l’étranger », les violences ont repris contre les opposants au pouvoir et les opposants à cette loi. Dans la nuit de vendredi à samedi, le siège du principal parti d'opposition a été saccagé par une trentaine d'individus.

Avec notre correspondant à Tbilissi, Régis Genté

Violences et menaces contre les opposants ont repris en Géorgie. D'après les victimes de ces agressions physiques et verbales sont orchestrées par le pouvoir.

Dans la nuit de vendredi samedi, le siège du principal parti d’opposition, le Mouvement National Uni, situé à quelques centaines de mètres du ministre de l’Intérieur, a été vandalisé par une trentaine d’individus sans que cela n'est suscité la moindre réaction policière. Le président de ce parti avait été très violemment passé à tabac voilà un mois.

Des dirigeants d’ONG ont aussi vu les murs et entrées de leurs bureaux tagués, avec des insultes et des menaces. Et ce tandis qu’une campagne d’appels téléphoniques contre eux semble avoir été relancée.

Un député, Dito Samkharadzé, membre du Conseil politique du parti au pouvoir le Rêve géorgien, a quant à lui reconnu qu’il est lui-même derrière les actes violents commis par des bandes de malfrats.

L’ambiance se durcit aussi au regard de la mise en œuvre de la loi sur les « agents de l’étranger », un autre député proche du pouvoir a ainsi promis que « ceux qui protestent encore contre l’adoption de la loi doivent être jugés pour espionnage ».


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